Alors du coup, toutes affaires cessantes, on appelle le loueur pour décaler la période de location de la Ferrari* (oui, j'aime à rouler en Ferrari pendant les vacances.), on défait ses bagages en soupirant, on va chercher sa chemise de gala laissée en boule derrière les cabinets après le dernier concert (un peu arrosé, ndlr) et on appelle Jessica, mannequin et poétesse branchée rencontrée dans un coquetèle à Rome il y a quinze jours, pour lui dire qu'on sera vraisemblablement en retard pour le week-end chez Jonathan et Jennifer. Le boulot, c'est le boulot.
(*) la voiture, pas la présentatrice.
Dans la catégorie boulot, justement, j'en profite pour répondre publiquement au message du petit Jean-Pierre Liégeois, du Var**, suite à ma dernière niouzelettre, joyeusement intitulée "on mange de l'air" en référence à cette légende qui voudrait que les artistes n'aient pas besoin d'argent pour vivre (ou alors beaucoup). Selon cette même légende, l'amour et l'eau fraîche tenant lieu de nutriments, les artistes se ficheraient donc complètement de voir leurs oeuvres téléchargées sur le Net par des gens qui n'ont même pas eu la politesse de se présenter.
C'était ironique, bien sûr, cher Jean-Pierre car, malheureusement, ce que je brasse ne me nourrit point - malgré le nom de bière que je porte.
(Je vous la remets, hein, parce que ce n'est pas facile de tout choper les subtilités du premier coup )
C'était ironique, bien sûr, cher Jean-Pierre car, malheureusement, ce que je brasse ne me nourrit point - malgré le nom de bière que je porte.
Bon bref, tout ça pour dire qu'on préférerait que vous achetiez notre disque - avec de l'argent, mon banquier insiste beaucoup sur ce point.
(**) grand jeu vacances : Jean-Pierre Liégeois est un célèbre personnage de fiction, saurez-vous retrouver lequel ? Une grammaire allemande illustrée à gagner.
Tant que je vous tiens, je vous annonce que nous serons en :
concert à Longwy (Meurthe et Moselle) le 20 juillet...
...et à la Voulte (Ardèche) le 21
pour le Festival des Kiosques à Musique
... que ce ne soient pas toujours les Parisiens qui trinquent.
Cordialement,
Eric la Blanche